Beg / Steal / Borrow
Saturday, March 11, 2006
 

Poèmes pourris 





Impossible, rien
Les mots que l’on n’utilise
Pas pour la décrire,
A peine plus vivante
Que les traits enfumés
D’une cigarette,
L’ombre impassible, rit,
On ne peut l’atteindre,
L’ombre lit les esprits,
L’ombre vit les vies de
Milles et uns de ces modèles
Dont elle prend la place,
La nuit, le doux moment
Renversé où la lucidité
S’oublie, elle, l’ombre,
Monte sur scène,
Des vieux cartons, une
Table bancale ou le mur
D’une bâtisse abandonnée,
L’ombre les connaît, l’ombre
Est vue, il n’y a qu’elle, l’ombre
Est partout, nulle part,
Où va-t-elle, où est-elle,
Sous l’éclat d’un projecteur,
A la lumière pleine du jour,
Où va-t-elle, que fait-elle, quand
On ne la voit pas, visible,
Invisible, n’est-ce pas elle,
Qui vit nos vies, contrôle
Nos gestes, celle-là même qui
Nous suit, celle-là même dans
Laquelle nous vivons sans le voir.





Tous les crimes sont d’esprits
Et tandis qu’elle me regardait d’en bas,
Je pouvais concevoir ses extrêmes,
Sentir les minutes de ses morts
Qui la terrassèrent, la clouèrent
Au lit, la changèrent,
Elle était là, bien présente,
De sa chaîne elle brisait mes derniers
Espoirs de résignance.
L’ignorance est une perte,
L’innocence une vertu, et
Devant elle je ne pouvais
Que dresser une liste de péchés.





Je flotte, flotte transporté
Au lieu et à la place
Du vide, sa torpeur
Que les autres taisent,
Les regards d’assassins
Tournés vers moi,
Les flottes de déserteurs,
Femmes, enfants, famille,
Oubliés et honorés,
Quelque part présent quand
Millimètre après millimètre
Mon sang conquit le néant.








Sopranos 5.12 : Long Term Parking

Bien sûr, on se demandait où elle pourrait aller. On le savait bien qu’elle disparaîtrait, on avait toutes les bonnes raisons de penser que bientôt on ne la verrait plus qu’autre part. Absente des images promo de la saison 6. Présente depuis deux ans sur la série Joey. Adriana est partie. Elle n’a jamais été vraiment importante ou attachante. Jusqu’à cette saison dont elle aura sans doute été la révélation. Ça avait commencé dès la saison 4, quand elle a été forcée de collaborer avec le FBI. Ça continue de plus belle dans la saison 5, on en vient à s’attacher à elle, ses mauvaises manières et ses rêves idiots. Tony lui aussi s’attache à elle, un peu comme une fille de son autre Famille, un peu comme une femme aussi. Et comme Tony est le centre de la saison, il est normal que nous, spectateurs, ressentions cet attachement. Il n’y a pas si longtemps je parlais de ces moments, incroyable, qui justifient toute une saison. Il y en a un dans cet épisode. Evidemment qu’il y en a un. C’est presque la fin de la saison, c’est normal qu’il y en ai un. Lâchée par Christopher auquel elle a tout avoué, attendue par le FBI, Adriana décide de prendre la route et de s’enfuir dans une scène banale, avec ce qu’il faut de soft rock californien pour qu’elle soit émouvante et libératrice. Sauf que la musique, auparavant intégrée artificiellement au montage, perd en qualité et se met à baisser. En un instant, tout a basculé. La musique vient d’un auto radio. Adriana n’est plus seule. Elle n’est plus dans la voiture. Ce n’était qu’un rêve, à portée de main, si palpable que nous le voyons, et pourtant un rêve qui ne se réalise, qu’elle ne réalise pas, parce qu’elle ne peut échapper à ce qu’elle est et à où elle va. Désormais c’est Sylvio qui conduit. Seule la route n’a pas changé. Toujours et encore la même. Au bout, dans une forêt anonyme, elle se fera tuer. La route vers l’enfer, celle qu’ils empruntent tous. Pourquoi ? Christopher le dit lui-même en parlant de Tony et de son manque de gratitude : « Le voilà, c’est lui, l’homme pour lequel j’irai en Enfer ». Et en même temps, on ne peut pas tout à fait être d’accord. Bien sûr Tony montre le chemin, mais il n’y a qu’une seule route, alors que faire ? C’est cette prégnance du destin qui ressort avant tout, les personnages ne pouvant échapper à aucune once de leur destin : Christopher est un soldat, Adriana une sacrifiée, Tony B. un fuyard, Tony Soprano un nanti. Parce que c’est ce qu’il est, non ? Un privilégié. On hésite. On attend le dernier épisode. On a l’impression, pour la toute première fois peut-être, qu’aucune de ses plaintes n’a jamais été justifiée. Que tout du long, il n’a jamais vécu. Il est un boss, née dans une famille aisée à la vie facile, et si ses crises d’angoisse sont là pour le disculper, ça ne marche plus désormais. Dans la toute dernière scène, Tony et sa femme se promènent dans une forêt qui ressemble, coïncidence de fait, pas de réalisation, à celle où Adriana s’est faite tuer quelques minutes plus tôt. Sauf que pour eux, il n’est pas question de mort, mais d’investissement, ils vont acquérir la terre, la faire prospérer, en tirer quelque chose. Les personnages sont sur la même route. Nous le sommes tous, pas la peine de se le cacher. La route vers la mort, la route vers l’enfer. Certains sont pieds nus, d’autres ont des chauffeurs.
 
Comments:
Je ne sais d'où vient tout cela.
J'hésite.J'ai du désordre.Et toutes choses ayant un sens,m'effraie terriblement.
Tes mots sont sublimes,vraiment.
Tu es l'abject à contempler outre mesure.
Ne serait-ce que "poèmes pourris".
Juste,cela,me donne l'envie de tout sensualiser.
Je suis morte,devant eux.Le respect qu'ils ont devant leur idole,pédante,et suintant le sexe,me donne envie de me pencher un peu plus sur la cuvette.
Et leurs regards outrés devant l'infanticide,me procure le même effet.
 
"Tu es l'abject à contempler outre mesure"


j'aimerai vraiment l'être, mais je ne suis pas si bon. Pas assez doué pour faire oublier mon innocence.
 
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Ceci est mon quatrième blog, mais ils font tous partie d'une même ligne, en constante évolution. J'essaie de le tenir à jour le plus régulièrement possible, ça peut aller de toutes les semaines à tous les jours et jusqu'à mi-mars 2006, ce sera sans doute tous les jours.
Je vous conseille particulièrement de regarder dans mes liens le Manuel de Cristallographie, c'est un roman que j'ai écrit sur un groupe de rock, les Narcisses, inspiré par les Libertines.

Je prends, triche Et ment, Perd mon âme aux cartes, Vend ce que j’ai vu, Prête ce que j’attends, Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien, Je mendie ce que je vole, Donne des inventions, Offre mes fantasmes, Echange mes envies, Tout ça pour trouver, Quelque chose dont personne ne voudra.
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